Votre mode de consommation sur Internet

24.09.2012

Quel est votre mode de consommation sur Internet ? Livre numérique, musique, film, série, presse en ligne, télévision ? Combien de temps y consacrez-vous en moyenne ? Sur quels sites, quelles plateformes allez-vous?




les réponses et réactions

  • consultantnumerique le 01.10.2012 à 16 h 28 min

    @ picco637,

    Que voulez-vous dire par « en fonction du contrat avec l’éditeur ».

    Tous les droits ne sont-ils pas obligatoirement cédés par l’auteur à l’éditeur ?

    picco637 le 01.10.2012 à 12 h 38 min

    @ consultantnumerique :

    En effet c’est l’éditeur qui décide, mais dans le cadre d’une utilisation pro, si l’éditeur refuse toute entente (question d’argent), peut-être l’auteur sera plus conciliant (en fonction du contrat avec l’éditeur).
    Je parle d’auteur car pour les romans, je considère que l’éditeur pourrait être court-circuité, ou son rôle diminué pour une meilleure rétribution de l’auteur.

    Pour ma part, je suis dans le cadre d’une utilisation personnelle de livres numérique et j’imaginerais assez bien un système de vente parallèle pour l’auteur :
    - la filière papier classique
    - la filière numérique dans laquelle si l’auteur veut publier en numérique, il paye à son éditeur le coût de la mise en forme numérique puis c’est l’auteur lui même qui propose de vendre ses livres numériques et qui encaisse toute la somme (moins les frais de gestions serveur…)

    consultantnumerique le 01.10.2012 à 11 h 41 min

    @ picco637,

    merci pour votre réponse.

    Pourquoi contacter l’auteur ?

    C’est à l’éditeur qu’il appartient de négocier une licence d’utilisation fichier.

    picco637 le 01.10.2012 à 9 h 23 min

    @ consultantnumerique,

    Bonjour, mon illustration sur le livre de maxime Chattam est un exemple parmi tant d’autre pour les livres existant en format poche et en numérique (du moins pour les auteurs connu). Il existe tout de même des plateformes de téléchargement sans DRM et avec des livres à moins de 2 €, mais dont les auteurs sont moins connus.

    Pour des ouvrages « pro », je n’ai pas vraiment d’exemple à vous proposez, cependant, pour les notices techniques (appareils électroniques, logiciels…) la plupart sont fournis avec des notices en .pdf sans restriction et même souvent téléchargeables sur le site du constructeur, donc pas de problème.

    Mais pour des livres plus spécifiques (par exemple un livre pour progresser et maitriser parfaitement un logiciel…), si l’achat se fait dans le commerce, vous n’aurez pas la possibilité de partager avec toute l’entreprise. Il serait alors plus simple de contacter l’auteur et/ l’éditeur afin de négocier une licence d’utilisation du fichier.

    tigoud le 30.09.2012 à 19 h 30 min

    Consommation… le sujet est inapproprié, la culture ne se consomme pas, que ce soit sur Internet ou pas.
    C’est donc hors sujet.
    Je suis très déçu par les thèmes proposés par cette mission.
    Il devait être question du rapport de la culture et d’Internet, pas comment les marchands du temple exploitent la culture au détriment de la culture elle-même.

    consultantnumerique le 30.09.2012 à 11 h 31 min

    @picco637,

    merci pour votre illustration du bouquin de la FNAC (commentaire du 27 septembre)

    que je transpose à un ouvrage [à destination] professionnelle.

    Avez vous un exemple d’un ouvrage professionnel qui est à la fois disponible
    - sous forme imprimée (donc payé à l’unité) et
    - sous forme électronique que l’on peut télécharger et dès lors mettre à la disposition sur l’intranet ou le réseau social d’entreprise (donc à la disposition de tous les employés d’une entreprise, parfois plusieurs dizaines de milliers) ?

    jacti le 30.09.2012 à 1 h 47 min

    La question commence mal en parlant de consommation alors qu’Internet est un lieu d’échange et pas simplement un lieu de consommation. Rien que la tournure de la question montre dans quel état d’esprit est la commission.
    Sur Internet je ne consomme que ce qui est gratuit et, surtout, sans DRM. Pour l’industrie du loisir, la presse, etc. l’utilisation de DRM est une forme de suicide qui a d’ailleurs déjà commencé.
    Je prends un seul exemple. Il y a quelques temps j’ai voulu regarder en replay une émission de télévision que j’avais raté. Ayant l’application de replay sur mon iPad et possédant une Apple TV, je me mets en mode miroir (grâce à Airplay) pour pouvoir voir l’émission sur ma télé et pas sur l’iPad. Un message s’est affiché comme quoi, je ne pouvais pas et que l’on me remerciait de ma compréhension.
    Et bien, il n’y a pas à me dire merci car je ne comprends pas ce genre de situation. Nous atteignons l’extrême de l’absurde avec le Copyright. Depuis, je boycotte cette chaîne. D’ailleurs la télé devient un média obsolète et Pierre Lescure, qui fustige déjà la télé connectée en supputant que ça va accélérer le piratage, est totalement à côté de la plaque car c’est peut-être un moyen de la sauver.
    Une autre absurdité, c’est la fameuse « chronologie des médias ». Vouloir attendre je ne sais combien de temps avant qu’un film passe à la télé, ça tue et la télé et le cinéma alors que les séries américaines sont disponibles dès le lendemain de leur diffusion aux US sur le Net et souvent déjà sous-titrées et cela encourage le piratage.
    Pour répondre à la question, je ne vais sur aucun site « officiel », je ne pirate pas (j’ai plus de 1 000 Cds, je ne regarde pas de film ni de série et je fais moi-même de la musique : acousmatique). Je ne fréquente que des sites gratuits, souvent confidentiels (comme freemusicarchive.org ou alonetone.com/ ou encore http://www.gutsofdarkness.com) de part mes goûts musicaux.
    Pour la presse, je lis surtout des journaux et magazines étrangers et, comme je fais de la veille technologique sur la high-tech et que je suis membre de l’IEEE, de l’ISOC et de l’ACM, il me reste peu de temps pour lire les journaux français qui, de toute façon, ne présentent pas un grand intérêt tellement je trouve qu’ils sont « langue de bois ».

    suzanne1234 le 29.09.2012 à 13 h 49 min

    2/2
    PRESSE ECRITE : La lecture de la presse en ligne (articles gratuits) vient en complément d’abonnements de presse spécialisée et d’écoute radio/TV. Pas d’abonnement numérique : le rapport qualité /prix de la PQN ne pousse pas à l’abonnement annuel.

    MUSIQUE : achat de 78t, 33t, CDs et DVDs en ligne et hors ligne.
    Le Mp3 est une abomination sonore, et je ne vois pas pourquoi je devrais en plus payer des CDs et DVD (+ taxe copie privée) pour graver (de manière impermanente) des fichiers sons de mauvaise qualité sur des supports vierges sur lesquels je paye une taxe de copie, alors que je peux directement acheter un CD (y compris d’occasion) avec le travail éditorial et la qualité qui vont avec…
    Ecoutant principalement des musiques savantes, je ne m’abonnerai pas pour autant à Qobuz. Les CDs d’opéra et le classique s’accompagnent de livrets très bien faits que je ne me voit pas imprimer page à page chez moi : coût + rangement problématique, non merci. (Et puis, se mettre à acheter un opéra en 58 plages de 4-7 minutes, comme sur Itunes, l’horreur ! La vente à la découpe n’est pas adaptée à ce genre musical…)

    Je n’achèterai jamais de livres numériques si je peux l’éviter (à cause des DRM : un ouvrage acheté en version PDF sur Amazon avant l’arrivée des liseuses, s’est révélé illisible quand j’ai changé d’ordinateur !!), ni de fichiers sons ou de VàD, préférant posséder un support matériel plus facile à utiliser, prêter et à transmettre patrimonialement. (Cela ne deviendrait intéressant que pour des livres numériques de 1 à 2 €, au prix du poche d’occasion jetable…)
    Je serais par contre disposée à payer un prix modique pour des fichiers à télécharger d’oeuvres patrimoniales archi-amorties (années 1900-1950), si on peut les graver chez soi (et être propriétaire de l’objet gravé sans DRM) et si aucune autre solution existe pour y avoir accès (comme le fait plus ou moins l’INA pour ses films moins  »grand public ».) Mais je ne privilégie pas cette solution.

    Ceci dit, c’est dommage de ne parler que de  »consommation », terme qui sous-entend forcément que l’internaute n’est qu’un consommateur payant délocalisé sur un espace numérique. Il y a tout un Internet LEGAL ET GRATUIT qui participe de l’effervescence du web et forme sa richesse intellectuelle et artistique. Doit-on en conclure que l’Internet idéal n’est qu’un espace marchand agrandi ? Il est dommage qu’il soit mieux représenté dans les pays anglophones qu’au sein de la francophonie. Cela contribue d’ailleurs à diminuer la présence de la culture française en ligne.

    suzanne1234 le 29.09.2012 à 13 h 48 min

    1/2
    Comment ? Sur ordi fixe (un seul abonnement FAI dans le foyer). Téléchargement (gratuité légale et abonnements payants) et consultation sur ordi portable. Archivage éventuel du contenu sur DVD ou clé USB.
    Combien de temps ? Selon, parfois jusqu’à deux à trois heures par jour.
    Quoi ? Principalement ce qui est en accès gratuit légal et certains sites d’accès payants (par abonnements annuels) : banque de données et bibliothèques numérisées payantes [de type questia.com, bibliothèque numérique de type universitaire] ou gratuites [Gallica, Europeana, Archive.org, Guttenberg, Persée, Revues, etc..], sites personnels/blogs spécialisés ou webzines, radios en ligne (y compris replay), écoute/visionnage en streaming gratuit [de type Dailymotion, YouTube ou Beezik].
    Ces  »bibliothèques » viennent en complément d’un accès  »traditionnel » à la culture mais ne le remplacent pas. Elles renforcent mes pratiques de  »consommation culturelle » :
    – Par l’accès à un domaine patrimonial jusque-là difficilement accessible (domaine public numérisé et mis gratuitement à disposition) : Gallica, Google Livres, sites de bibliothèques patrimoniales ou d’archives françaises ou étrangères,… qu’il ne faudrait surtout pas voir évoluer vers un accès payant. En ce qui concerne Gallica, cette évolution vers le payant serait une catastrophe pour l’accès à la culture francophone.
    – Par la création de facto d’une vaste  »banque de données » géante de références : nombre de livres ou CD/DVD achetés ont été repérés grâce à une mention bibliographique trouvée en ligne ou un  »aperçu Google Livres » ou  »feuilletage partiel de livre Amazon ». L’achat a été fait chez des libraires/disquaires de quartier, Fnac, librairie/disquaire d’occasion (y compris les marchands en ligne comme Abebooks, les divers sites d’Amazon Marketplace, http://www.livre-rare-book.com, ebay, priceminister, etc). Ajoutons que cette capacité de repérage d’info sur internet est particulièrement bénéfique pour les domaines étrangers et/ou spécialisés ou les produits épuisés, comme les livres/films/disques étrangers achetés chez des marchands situés à étranger (malgré des frais de port très souvent prohibitifs : il n’est pas rare de payer $5 de frais de ports pour un livre coûtant $0,2 !). La gratuité de frais de port d’Amazon.fr ne me concerne pas et n’est pas incitateur à l’achat, puisque j’y achète principalement des produits d’occasion.

    BIBLIOTHEQUESARCHIVES : facilitation de commande de reproduction en ligne, parfois téléchargeables après paiement sur les sites des institutions.

    AUDIOVISUEL : L’accès à la réécoute de la radio est bien pratique, de même que certaines émissions TV mais ne peuvent se substituer à une écoute/visionnage sur le medium hors ligne (confort, qualité du son, largeur de l’écran, etc). L’impossibilité d’enregistrer les émissions en ligne est un handicap (sous le droit de copie privée, pour archivage personnel) Il faudrait développer cet aspect de la copie privée sur les oeuvres légalement diffusées en ligne (Sans oublier au passage de REMUNERER LES ARTISTES-INTERPRETES…. qui n’ont pas l’air de toucher grand chose, quand ils touchent quelque chose, pour les concerts enregistrés et diffusés sur les radio, tv, diffusion cinéma… en ligne et hors ligne.)

    CINEMA/SERIES TV : Achat de DVD, absolument ! A cause du travail éditorial, de la qualité image-son et des restaurations effectuées sur les bandes anciennes… Hélas, certains films du patrimoine (collection  »rouge » Gaumont, René Château, pour ne pas les nommer, présentent parfois des copies lamentables vendues relativement chères…) Là, on a la mauvaise qualité en payant ! Je comprends que certains finissent pas télécharger illégalement… Je finis presque toujours à acheter les DVD des films découverts partiellement ou en entier sur YouTube ou DailyMotion.
    Achat en ligne d’une pièce de théâtre sur le site de l’INA (avec transfert INA sur DVD) : ceci dit l’ergonomie du site est catastrophique et le moteur de recherche est peu performant. C’est un peu décourageant et reste cher…
    Visionnage une fois d’un docu en VàD mais abandon de ce système, car je n’étais pas propriétaire de mon achat.
    En général, l’accès au patrimoine filmé français a un retard considérable sur les avancées faites par les anglo-saxons (Netflix, rééditions DVDs, TV spécialisée comme TCM…) Ce n’est pas en rendant inaccessible notre patrimoine cinématographique qu’on va diminuer l’appétence de la jeune génération pour un cinéma hollywoodien d’action…
    Tout ces obstacles finissent par donner vraiment envie de se mettre à rechercher en ligne ce qui est indisponible dans le commerce… De toute façon l’offre VàD est incompréhensible, chère et réduite pour le patrimoine.

    suzanne1234 le 29.09.2012 à 13 h 45 min

    Oui, bien sûr…
    En tant que  »récepteur », l’accessibilité et l’instantanéité sont deux des apports majeurs d’Internet. Tout comme l’abolition de la distance géographique (échanges et contacts avec les autres, accès à des contenus dont les originaux  »matérialisés » sont difficilement accessibles hors ligne pour des raisons diverses). L’importance de l’offre patrimoniale gratuite, qui grandit d’ailleurs de plus en plus, est également un point extrêmement positif. Cette culture en ligne ne saurait pourtant se substituer aux media traditionnels physiques, elle n’en est pour l’instant que le complément, et on peut parler de transposition sur un autre medium.. Il faut toutefois remarquer qu’on a intérêt à être anglophone, car la plupart des offres gratuites légales sont en anglais ou proviennent du domaine public anglophone… La francophonie a un très large retard à combler.
    Internet est aussi une interface marchande bien pratique (SNCF, libraires, sites d’enchère, achats de place de spectacles, etc…) qui permet de gagner du temps.
    En tant qu »’émetteur », le web me permet de communiquer et de partager en ligne. (blog, activité bénévole de gestion d’un forum, publication et diffusion en ligne gratuite de travaux de recherche, articles et productions personnels.) Aucun intérêt dans les réseaux dits sociaux, qui restent un danger pour la vie privée, car souvent mal utilisés et peu contrôlables (voir le dernier bug Facebook)
    Il faut aussi regretter que les contenus intégralement pensés pour l’interactivité du web sont encore bien rares, ceux-ci changeraient effectivement le rapport à la culture et aux médias.

    stef75 le 29.09.2012 à 13 h 44 min

    La consommation de bien culturel sur Internet… Mon Dieu, ça serait avouer que la Culture est une Industrie… Enfin !!
    Pour ma part, je « consomme » quasi uniquement de la musique sur le net…

    Je commande beaucoup de CD sur Amazon (France, US ou UK) car je trouve beaucoup de chose non disponible à la FNAC. En effet, la distribution de CD est une véritable catastrophe : les distributeurs réduisent les rayons car ils disent vendre moins de CD mais comme on ne trouve pas ce que l’on cherche…

    Je télécharge aussi sur Qobuz des enregistrements vendu en qualité Studio Master… C’est-à-dire en 24 bits à 96 Khz minimum. Dernière, Eagles ou Madona ont fait leur apparition en 24 bits en 192 KHz !! Rien à voir avec le CD. C’est plus cher mais la qualité est là !
    Le problème est la pauvreté de l’offre dans le domaine des enregistrements en « haute définition ».

    D’ailleurs à ce sujet, je trouve que les maisons de disques ont ce qu’elles méritent. En effet, la loi de Moore veut que la capacité des ordinateurs doublent tous les 18 mois… Or le CD a plus de 30 ans et aucun support audio ne l’a remplacé, la faute aux maisons de disques incapables de s’entendre pour imposer un nouveau format.
    Ce ne sont pas les tentatives qui manquent avec (entre autres) le DVD-Audio, SACD, Blu-Ray audio (mort né ???), Mini-Disc…

    Il y a aussi un autre problème avec les maisons de disques : jusqu’à la fin de l’année, nous allons avoir droit à une avalanche de nouveautés. J’ai beaucoup acheté de CD à cette époque.. Mais, j’ai arrêté : pourquoi acheté un CD alors que dès les soldes d’été la plupart d’entre eux seront proposés à 20 € les 4 ??? Sans oublier les nombreuses promotions sur le net.

    J’avoue que les derniers points sont un peu hors sujet, mais j’espère que mes remarques seront entendues car j’en ai marre d’une industrie qui se plaint et qui ne fait rien !!
    De plus, j’en ai marre aussi de payer des taxes sur des supports vierges qui me permettent de faire des VRAIES sauvegardes de données. Tout le monde ne passe pas son temps à pirater !!!

    PS : j’ai oublier la vidéo mais pourquoi payer des fichiers de très mauvaises qualités avec pleins de DRM alors que les DVD en promo (idem pour le blu-ray) sont plus qu’abordable (environ 5 € le DVD ou 10 € le blu-ray)…

    moloco90 le 29.09.2012 à 13 h 41 min

    Personnellement j’utilise beaucoup internet pour regarder des série TV.

    Je fais le choix de les regarder en ligne car je ne souhaite pas attendre 1 an pour que la série que j’aime sorte en France, pour la visionner sur M6 un vendredi à 23h et dans le désordre des épisodes et surtout pour la visionner en français.
    Les traductions sont généralement médiocres et de mauvaise qualité.
    Pourquoi ne pas respecter l’œuvre originale créer ?
    traduit t-on en français les chansons d’artistes anglophone ?

    Ces questions mériteraient d’être abordées par la mission.

    Moloco90

    trudokhac le 28.09.2012 à 9 h 37 min

    Consommation de la culture ? Utilisation ? Exploitation ? Jouissance ?

    Cette question est-elle neutre ?

    Y-a-aura-t-il une question telles que  » Quels modes d’utilisation » ou « Quels modes de jouissance ? »

    picco637 le 27.09.2012 à 17 h 07 min

    Je me permets de compléter mon post précédant par un exemple concret concernant les livres numériques :

    Considérons le livre « La promesse des ténèbres de Maxime Chattam », vendu sur le site de La Fnac au format poche à 7,7€ (http://livre.fnac.com/a3481287/Maxime-Chattam-La-promesse-des-tenebres). Avec ce livre, vous avez la possibilité de le prêter à vos proches (famille ou amis) sans restriction, de le donner et même de le revendre d’occasion (La FNAC permet de le faire !).

    Cependant, si vous achetez ce même ouvrage en format numérique (toujours à la Fnac), il vous en coutera 9.99€ (http://livre.fnac.com/a2633090/Maxime-Chattam-La-promesse-des-tenebres#FORMAT=ePub). Et c’est là que les restrictions commencent lorsque que vous lisez la fiche technique ainsi que les conditions générale de téléchargement de livre numérique et la licence d’utilisation associée. Vous pouvez donc remarquer que ce fichier est protégé par une DRM Adobe et que « L’accès aux Contenus numériques requiert une connexion à l’Internet ainsi qu’un logiciel de lecture compatible avec le système de DRM Adobe Content Server 4 (Adobe Digital Edition par exemple). » mais également « tout échange, revente ou louage à un tiers des Contenus Numériques est strictement interdit et sera considéré comme une violation du droit d’auteur passible de poursuites pénales » et enfin « Le client ne bénéficie quant à lui que d’un droit d’utilisation personnel de ces fichiers dans un cadre strictement privé et gratuit. »

    Si l’on résume : vous achetez une « Licence d’utilisation » unique et personnelle, que vous ne pouvez utiliser qu’après téléchargement et inscription à un service tiers (Adobe !), qui ne fonctionnera pas forcément sur votre appareil (cf le prix littéraire Fnac : http://www.actualitte.com/recompenses/prix-du-roman-fnac-patrick-deville-ou-la-bataille-numerique-36335.htm), que vous ne pouvez pas prêter, céder, revendre… et qu’en plus, vous payez 30% plus cher que la version papier. Les conditions d’utilisation du livre numérique n’incitent pas à son développement si rien ne change.

    PROPOSITION :
    un prix relativement élevé pour les nouveautés (i.e. comme c’est le cas en ce moment), mais sur une durée limitée (6 mois environ). Ensuite, un livre existant en version poche devrait se vendre MAXIMUM la moitié du prix de ce dernier (soit 3.85€ pour le titre cité précédemment) à condition d’être propriétaire du fichier. Dans le cas contraire (licence d’utilisation actuelle), le livre pourrait avoir une validité de temps (1/3/6 mois) comme pour les locations de film en téléchargement mais avec un prix max de 2€ ou avec un abonnement type licence globale.

    picco637 le 27.09.2012 à 15 h 19 min

    Consommation : oui mais aussi et surtout découvertes et échanges !

    Musique : j’ai eu ma période de téléchargement illégal il y a 5 à 8 ans (étudiant et faible budget), mais je n’ai jamais vraiment accroché car rien de physique, pas de pochette ni paroles, avec en plus une qualité moindre. Actuellement, j’écoute les extraits sur la Fnac pour voir si je vais acheter le CD (dont les prix redeviennent raisonnable quelques mois après la sortie (5 à 10€ l’album), sinon téléchargement légal sur Jamendo.com. Pas de web radio et très peu de visionnage de clip.

    Films : 2 à 3 ciné par an maxi, pas de VOD (trop compliqué et assez cher), téléchargement illégal (20 par an max et pas tous regardés en entier car mauvais donc en gros 10 films/ an dont 25% seront ensuite acheté en DVD), pas de visionnage en streaming. Achat de DVD quelques mois après la sortie ou film plus anciens en profitant d’offre comme 3 ou 4 DVD pour 20€.

    TV : par l’antenne et max 5 replay/mois via la box.

    Séries : uniquement par téléchargement illégal car impossible à suivre à la TV et DVD trop chers (50 à 100 € par saison). J’attends une offre globale/abonnement de ce côté-là.

    Presse en ligne : oui énormément, (1 à 2h par jour), uniquement sur les articles gratuits car l’offre uniquement en ligne est encore trop chère (Le monde + Le point = 25€/mois).
    « Culture » et « partage » en ligne : environ 5h par semaine à partager sur des blogs/forums consacrés à l’actualité, à la photographie et aux livres numériques.

    Livre numérique : oui à partir d’une liseuse dédiée uniquement à la lecture (pas de wifi, internet…) depuis bientôt 2 ans avec 5 à 10h d’utilisation par semaine. Aucun achat de livre numérique payant car beaucoup trop cher (30% de plus que le format poche pour de nombreux ouvrages), bourrés de DRM qui empêche d’ouvrir le fichier acheté légalement et dont je ne suis pas « propriétaire ». Donc téléchargement de livres gratuits (domaine publique), mais piraté (à cause des formats médiques sur plateformes officielles). Également téléchargement illégale d’œuvre que je possède en format papier (copie privée ??). J’attends beaucoup de ce côté-là, avec soit une licence globale, soit la location d’ebook comme la VOD (avec 1mois d’utilisation du fichier) et si achat, que je sois propriétaire du fichier ! Dans tous les cas, une baisse considérable des prix et une meilleure rémunération des auteurs.

    En conclusion, j’espère des avancées dans le domaine de la presse numérique (baisse de prix, licence globale ?), les séries (licence globale ?) et les livres numériques (suppression des DRM, système de location à l’unité ou par abonnement, être propriétaire des fichiers achetés, baisse de prix…), sans oublier une rémunération correcte des artistes. N’achetant pas de dématérialisé en l’audio et en vidéo, je n’ai pas d’attente à ce niveau, mais je pense que la question de la propriété du fichier doit être abordée.
    Je pense également que la culture est chère car avec un budget annuel entre 500 et 800€, je suis quand même obligé de me restreindre (pas ou très peu d’achat de nouveautés livre, CD et DVD sinon budget de plus de 1000€).

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