Nouveaux contenus, nouveaux usages : quelles sont vos attentes ?

25.10.2012

Nouveaux contenus, nouveaux usages : quelles sont vos attentes ?




les réponses et réactions

  • hlnlps le 26.11.2012 à 9 h 26 min

    Les contenus ne peuvent plus être qualifiés de « nouveaux » depuis un certain temps me semble-t-il. Le développement des pratiques amateurs et la visibilité de ces derniers rendue possible par le réseau à été l’une des principales modifications des usages de produits culturels, allant jusqu’à la confusion entre contenus professionnels et amateurs des utilisateurs les moins avertis.
    En ce qui me concerne, je n’utilise pas internet de façon participative, mes usages de « produits » culturels n’ont que peu changés et je suis plutôt à la recherche du contact live de l’oeuvre.
    Ce qui est aujourd’hui positif c’est l’accessibilité à des contenus rares, difficiles à trouver dans un circuit classique, voire inaccessibles en France.
    En tant que « consommateur » lambda, je déplore les difficultés à accéder à une oeuvre de façon légale sur internet. Et soyons raisonnable, quand je louais encore des films à 2€ en vidéo club l’an dernier (quand on en trouvait encore), je refuse de le faire maintenant à 5€ au profit des majors omniprésentes.

    depassage le 20.11.2012 à 18 h 43 min

    Nouveau usage…. je n’aurai personnellement rien contre un enregistrement auprès d’un organisme spécifiques des droit (d’usage) que j’ai acquis sur différentes œuvres, pour ainsi pouvoir y avoir de nouveau accès en toute légalité si le support de stockage de celle-ci arrive en fin de vie. Tout comme la possibilité de payer ces droits à cette organisme, puisque les filières de distribution classiques ne sont pas incontournables. Cela permettrait aussi à beaucoup de monde de se mettre dans la légalité vis-à-vis de bien culturels.

    entrepreneurnumerique le 19.11.2012 à 11 h 22 min

    @drizzt2511

    « il n’y a pas réellement de nouveau contenu ».
    Tout dépend de ce que l’on entend par « réellement ».

    Un nouveau contenu qui pourrait être disponible sur le net et qui ne l’est pas jusqu’à ce qu’il le soit, est le savoir-faire des professionnels et des entreprises (qui par essence est confidentiel).

    drizzt2511 le 13.11.2012 à 14 h 33 min

    Il n’y a pas réellement de nouveaux contenus ni de nouveaux usages. Le seul vrai nouvel usage que je vois c’est les blogs personnels qui utilisent des oeuvres d’autres personnes à des fins d’illustration
    Si le blog ne génère pas de revenus je ne suis pas opposé à un usage gratuit. Par contre si le blog génère des revenus (meme si ce n’est que de la pub) il devrait rémunérer les auteurs des oeuvres (meme si celles ci ne sont pas l’objet du blog ou site)

    morigan le 13.11.2012 à 14 h 32 min

    Il faudrait que le créateur d’œuvre d’un coté et de l’autre côté le « consommateur de produit culturel » soient protégés. Quel que soit le modèle économique choisi, que ce soit la vente de copie numérique, ou l’usage de la licence, aucun des deux n’est clairement protégé. On est dans un flou, d’autant que la jurisprudence n’est pas encore bien en place.

    Ce flou ne bénéficie qu’aux grosses plateformes qui peuvent mettre ce qu’elles veules dans leurs conditions générales des ventes/utilisations. Les contrats sont longs, obscurs. Pire, étant rédigés à partir de contrats internationaux, certaines clauses sont abusives, et donc inapplicable en France, mais l’usager lambda ne peut rien faire seul contre une grosse multinationale.

    Donc, après avoir accablé l’internaute moyen de tous les maux et de tous les noms, il serait temps que la régulation aille un peu fouiner du coté des CGU.

    @Créateurnumérique : le zéro tolérance dans la plupart des cas cités, oui.
    Mais pas dans l’enseignement ou c’est plus complexes. les enseignants n’y sont pas formés, et quand ils le sont, c’est pour s’apercevoir qu’ils n’ont quasiment le droit à rien comme utilisation. Une reforme de l’exception pédagogique doit être menée avant d’instaurer une politique de tolérance zéro, sous peine d’un appauvrissement de l’enseignement.

    entrepreneurnumerique le 09.11.2012 à 12 h 09 min

    Un nouvel usage en services professionnels ou en inter-entreprise :

    Formation professionnelle multimodale (ang : blended learning) alliant interventions présentielles (ang : live) en salle et interventions sur réseau social numérique privé équipé de grains pédagogiques (ang : learning objet).

    Les grains pédagogiques sont exposés sur le web mais sous copyright (c’est-à-dire en libre accès mais pas en libre usage) pour permettre à un client de découvrir par lui-même la pertinence du contenu pédagogique tout en protégeant la production du pédagogue/formateur.

    Un exemple ? ce même site, Culture acte 2, (mais dont l’accès est public), qui, avec les restitutions des auditions, forme un réseau social pédagogique innovant et inédit sur la « culture numérique »

    createurnumerique le 09.11.2012 à 12 h 09 min

    @va21la
    Merci pour votre réaction à « zéro tolérance » mais j’avoue avoir un peu de peine à comprendre votre position ; vous dites :
    « L’aspect financier ne doit pas rentrer en compte » et « Que les artistes et créateurs aient des revenus, bien sur »
    « Il n’y a pas de propriété intellectuelle  » en citant Godard et « Oui à un droit »

    yt75 le 08.11.2012 à 14 h 48 min

    Beaucoup de nouveaux contenus seraient possible (sur le web en particulier), mais est-t-il vraiment nécessaire d’essayer de les définir ? Quelques soient ces contenus, ce qui manque clairement est le modèle économique autour de tout cela et qui leurs permettrait d’émerger. Un contenu est avant tout une publication (enfin certains peuvent aussi évoluer en permanence, mais ça ne change pas forcément le principe, c’est « quelque chose » ayant une référence xyz).
    Et le frein principal aujourd’hui est certainement d’en rester à cette approche « copies et fichiers » pour les contenus (ce qui n’a par ailleurs pas vraiment de sens si le contenu est un site web par exemple); il est donc essentiel de passer à un modèle « licence » ATAWAD (any time any where any device), associé à une gestion des bibliothèques personnelles garantissant leurs confidentialités.
    Beaucoup plus ou avant tout une question de rôles et séparations des rôles que des questions techniques (quasiment tout est déjà là) , un peu plus développé :
    « copies licences »(2007) :
    http://iiscn.files.wordpress.com/2011/03/copies_licences.pdf
    post de blog et commentaires :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/concepts-economie-numerique-draft/

    Et remarquons aussi que toutes les « plateformes » actuelles se mettant en place (gg, amz, appl, ultraviolet) mettent en oeuvres cette transition « approche copies » vers « approche licence ».
    Rester dans l’approche copie correspondrait donc encore à quelques métros de retard.

    picco637 le 06.11.2012 à 16 h 23 min

    Nouveaux contenus ?? je ne vois pas. Moi, je vois plutôt des nouveaux « contenants » comme des moteurs de recherche qui recensent tout, des blogs dont les auteurs créent ou compilent… Le contenu a toujours existé (création artistique et compilation…), seul le format, le contenant, et l’accès à ce contenu a évolué.

    Pour les nouveaux usages, nous n’avons pas à les inventer, mais une charte de bonne conduite et une surveillance sont de mise.
    Respecter et faire respecter le droit moral est la priorité. Chaque source/auteur… doit être cité. De plus, l’utilisation d’oeuvre dans le cas non marchand et d’enseignement doit être plus simple, plus libre (cf évolution du code de la communication?).

    Il serait souhaitable que les hébergeur de blog par exemple introduisent dans leur conditions d’utilisation une clause de bon usage (respect d’autrui, citation des sources…) avec des réponses graduées allant de la simple demande de citer les sources à la suppression du blog. Il en va de même pour l’ensemble des sites (médias, site spécialisés…)

    va21la le 05.11.2012 à 18 h 20 min

    Egalité tolérance me semble beaucoup plus fondamental …
    Egalité devant l’accès à la culture, les enfants (moteurs de la nation) de parents pauvres doivent pouvoir accéder aussi à toutes les œuvres … leur parents aussi
    Les artistes n’ont jamais créé leurs œuvres juste pour certaines catégories de personnes.
    L’aspect financier ne doit pas rentré en compte, il est synonyme de barrière sociale …
    Comme le dit si bien Jean-Luc Godart :  » Il n’y a pas de propriété intellectuelle  »
    Que les artistes et créateurs aient des revenus, bien sur, mais pas de cette façon là … Il faut repenser tout le système de droits d’auteur qui finalement privilégie les artistes populaires (dont souvent les œuvres sont loin d’être majeures) et asphyxie les vrais chercheurs-créateurs …
    Le champ artistique n’est pas comparable ni adaptable au monde du capital et des marchés et il faut mettre fin au racket des sociétés de recouvrement (SACEM, SACD …)
    Oui à un droit moral et financier envers toute action commerciale et là il faut absolument une zéro tolérance, mais encore une fois, en redéfinissant les répartitions. Tous doit aller au créateur, pas au intermédiaires …
    L’enseignement (l’éducatif) doit pouvoir avoir accès librement à la culture, inversement toute formation professionnelle doit rémunérer ses sources intellectuelles.

    createurnumerique le 30.10.2012 à 11 h 35 min

    Zéro tolérance pour tout manquement au droit moral (notamment l’obligation de citation de l’auteur et de la source par l’emprunteur de l’oeuvre) lorsque les oeuvres sont utilisées hors du cercle de la famille, notamment à des fins professionnelles, d’entreprise ou commerciales: le capital intellectuel doit être respecté comme l’est le capital financier.

    Note : y compris les activités d’enseignement, d’éducation et de formation, d’autant plus que certains organismes sont financés par des capitaux privés.

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