Votre rapport à la culture et aux médias

24.09.2012

Internet a-t-il changé votre rapport à la culture et aux médias ?




les réponses et réactions

  • depassage le 21.01.2013 à 12 h 21 min

    On peut aussi poser la question autrement : qu’est-ce que la culture est réellement à l’heure du numérique ?
    Et à cela, je répondrait que c’est bien souvent un instrument de marketing, pour essayer de nous faire croire qu’une chose est encore exceptionnelle quand dans les faits les moyens technique en fond un produit de consommation. De plus, on est assailli de tellement de produits « culturel », que l’on a plus le temps de murir une réflexion en s’appuyant sur ces produits. Ainsi l’offre astraunomique disponible a en quelque sorte tué la « Culture »…

    consultantnumerique le 07.01.2013 à 14 h 31 min

    @Grincheux@Morigan,
    Pour le(la) citoyen(ne), c’est l’éternelle question du jeu démocratique lors d’un action lancée par leurs représentants élus (ou mandataires) : soutenir, participer, s’abstenir ou boycotter.

    A ces derniers de se montrer intègres en définissant des règles de jeu équitables garantissant le jeu démocratique, en les énonçant et en assurant qu’elles soient effectivement respectées par les acteurs.

    Dans le cas de cette consultation, on attend que chaque acteur auditionné se concerte utilement avec la Mission pour offrir aux citoyen(ne)s une synthèse de leur audition : dans mon dernier comptage, sauf erreurs de ma part, sur 73 auditions, 38 ne fournissent pas de synthèse écrite, soit plus de moitié !

    grincheux le 27.12.2012 à 15 h 05 min

    @consultantnumérique :
    C’est tout à fait le genre de question que j’aimerais poser à La Quadrature du Net, il est dommage qu’ils n’aient pas fait un petit article pour justifier leur décision.
    Mais à mon avis, ils ont estimé, au regard des intentions annoncées et des auditions prévues, que les conclusions étaient prévisibles dans les grandes lignes, et n’ont pas voulu accorder de la légitimité à ces conclusions en participant à la mission.

    morigan le 27.12.2012 à 15 h 03 min

    La quadrature a été assez claire sur ses raisons, on peut lire ceci
    > http://www.laquadrature.net/fr/pourquoi-nous-ne-participerons-pas-a-la-mission-lescure

    Et on ne peut leur donner tort, ces dernières années, on a souvent écouté les mêmes acteurs pour commettre les mêmes erreurs et surtout ne rien changer, puis se plaindre que ça ne va pas comme on veut. cette mission ne diffère pas fondamentalement des autres, alors pourquoi la cautionner en y participant.

    De mon point de vue, la mission Lescure aura a prouver qu’elle n’est pas une nième commission inutile allant dans le même sens que toutes les autres.

    consultantnumerique le 20.12.2012 à 14 h 41 min

    @jacti,
    vous citez un document de la Quadrature du net qui « devrait faire l’objet de discussions et de débats au sein de la commission ».

    Mais ces derniers, me semble-t-il, ont refusé l’invitation d’être auditionnés

    Auriez-vous une idée sur les raisons qui les ont poussés à refuser ce débat ?

    Comme l’exprime M. Do-Khac dans une tribune sur Le Cercle Les Echos, je pense que le lancement de ce débat est porteur d’une intention proprement démocratique : son organisation assure une égalité de traitement entre les acteurs.

    Qu’en pensez-vous ?

    http://lecercle.lesechos.fr/politique/vie-politique/221156253/culture-acte-2-acte-democratie-numerique

    mr-b le 17.11.2012 à 18 h 46 min

    Oui il a totalement changé mon comportement face à la culture, et dans le bon sens!
    Même si internet individualise peut-être notre consommation (à nous de se socialiser alors!!!), il permet d’avoir accès à une multitude d’information (plus ou moins pertinente, il faut faire le tri!) et ceci sans aucun filtre social.
    La seule limite d’internet face à la culture, est surement son impalpabilité. Internet ne peut vraisemblablement pas remplacer la lecture d’un vrai livre, regarder des œuvres d’art (peintures, sculptures…) sur internet n’est pas aussi plaisant que dans un musée ..
    Internet à transformé notre façon de consommer la culture, maintenant nous voulons et nous avons l’information tout de suite, même les informations que nous ne voulons pas, nous les avons quand même!!!

    jacti le 22.10.2012 à 0 h 15 min

    @createurnumerique
    Il y a déjà ces propositions qui sont un premier pas :
    http://www.numerama.com/magazine/23896-sur-la-reforme-du-droit-d-auteur-integralement-traduit-en-francais.html
    Il y a également cela :
    http://www.laquadrature.net/fr/elements-pour-la-reforme-du-droit-dauteur-et-des-politiques-culturelles-liees
    Ces deux documents devraient faire l’objet de discussions et de débats approfondis au sein de la commission.

    makadu le 05.10.2012 à 9 h 41 min

    Sérieusement, qui peut répondre non à cette question ?

    createurnumerique le 01.10.2012 à 11 h 41 min

    @jacti
    Bonjour,
    vous dites que  » la législation sur les droits d’auteurs et le Copyright doivent être revus en profondeur. » (2ième paragraphe)

    En tant qu’expert, que verriez vous concrètement ?

    tigoud le 01.10.2012 à 9 h 24 min

    Internet a-t-il changé votre rapport à la culture et aux médias ?
    NON !
    Enfin si, une perte de confiance dans l’industrie qui normalement devrait promouvoir la culture et non son porte-monnaie.

    jacti le 01.10.2012 à 9 h 24 min

    Oui Internet a totalement changé mon rapport aux médias, surtout. En effet, avec l’offre très large de sites d’information, bien moins formatés et « langue de bois » que la presse officielle, je ne lis plus de journaux papiers et surtout pas les quelques journaux français « officiels » ni les hebdomadaires. Je vais sur des sites spécialisés en lesquels j’ai bien plus confiance. Je ne regarde pratiquement plus la télévision. Je préfère me faire « mes propres programmes » sur Internet grâce à la VOD et le Replay. La TV est maintenant, pour moi, un média obsolète.
    Je loue le partage et les échanges sur Internet qui, faut-il le rappeler, a été conçu dans cet esprit initialement pour pouvois échanger des informations scientifiques entre chercheurs. Il est nécessaire de retrouver cette esprit (ce que permet le P2P, indépendamment du piratage) et d’ignorer les sites marchands.
    Il me semble que la présente commission se trompe totalement car elle n’envisage Internet que comme un lieu de consommation, ce qu’il n’est pas.
    Avec le temps, tout le monde va s’apercevoir que les débats d’aujourd’hui sont ridicules et que la législation sur les droits d’auteurs et le Copyright doivent être revus en profondeur.
    Une dernière chose. Je n’achèterais JAMAIS une œuvre si elle est protégée par des DRM qui sont une régression totale des droits de l’usager/client qui ne peut plus ni prêter, ni recopier à loisir pour son propre compte alors qu’aujourd’hui, on peut écouter le contenu d’une clé USB dans la voiture, sur des tablettes, etc.
    Les DRM sont une absurdité dans une économie numérique bien comprise. Il est absolument nécessaire que les ayants droits changent radicalement et leurs habitudes et leur modèle économique. Je crois qu’il y a unanimité des internautes sur ce point et je ne comprendrais pas que la présente commission n’adopte pas un point de vue radicalement différent de ce que l’on a vu et entendu lors des débats sur Hadopi et qui était d’une indigence absolue.
    La seule solution, actuellement, me semble être la licence globale. Tout le reste n’est que du blabla inconséquent et ce n’est pas la peine de gaspiller inutilement l’argent des contribuables dans une n-ième commission puisque l’issue, à terme, ne peut être que celle-làquoi qu’on fasse ou dise.
    Je précise que j’ai 64 ans et que je suis expert dans les nouvelles technologies.

    trudokhac le 27.09.2012 à 11 h 44 min

    Utilisation de la culture à des fins professionnelles dans un secteur non culturel

    Consultant/formateur en organisation d’entreprise, j’accompagne celles-ci dans leur transformation vers le numérique.

    Lors de mes interventions et sur mes sites d’information, je consomme des œuvres glanées sur le web propres selon moi à déclencher une émotion pour « faire passer des messages ».

    Par exemple, pour illustrer la théorie de l’entreprise numérique innovante comme le « résultat de collisions entre les nouvelles technologies d’information (NTIC) et des nouveaux usages des propriétés intellectuelles (NUPI) », j’ai utilisé des photos publiées par le CERN sur la campagne d’expériences pour valider la théorie des bosons de Higgs.

    Internet, mais muni d’un moteur de recherche efficace, est un fournisseur d’éléments culturels.

    convivial89 le 26.09.2012 à 23 h 03 min

    C’est formidable internet comme puit de connaissance, d’un clic on est au louvres ou au musée des offices,
    Il ya a également les livres qui me permettent aussi de participer à l’encyclopédie ilkipédia, de mettre des photos sur commons Iavec le hic que pour mettre une photo il faut la mettre dans une catégorie en … anglais

    Il y a aussi facebook pour le meilleur et pour le pire, le meilleur permet déchanger, de créer des pages sur des sujets qui nous font vibrer. Par exemple j’ai fait une page sur mon village et il m’arrive que lorsque je veux la faire partager facebook me bloque en disant que c’est un sujet indésirable, ça c’est un deuxième hic d’un site de lien social qui décided’etre le seul détenteur du droit du lien

    Finalement c’est un peu tout ça la culture sur internet a nous de suivre notre chemin

    burridan le 26.09.2012 à 15 h 24 min

    Internet n’as pas changé mes habitudes de consommation étant donné que je suis né avec.
    Concernant les médias, je suis l’information en ligne par l’intermédiaire de blogs bénévoles et finançé par la publicité, mais aussi par la radiodiffusion et les émissions enregistrés donc globalement je n’ai de désaffection que pour la presse papier qui je pense a tourné à l’ère du numérique.
    Concernant la « consommation » culturel, je n’achète physiquement que des disques audio dont la diffusion est plus rare en ligne.
    Pour les films c’est soi le cinéma, soi un téléchargement sur une plateforme; Je n’achète plus de films sur support physique.
    Conçernant finalement les jeux-vidéo, mes achats sont pour la plupart regroupé sur une plateforme de jeux fermé mais les réalisations finançés par le crowdsourcing m’intéressent beaucoup.

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