Conciliation des internautes, informaticiens et artistes

28.09.2012

Conciliation des internautes, informaticiens et artistes : où s’arrête la technique et où commence la propriété?

Nous attendons vos contributions sur ce sujet proposé par un internaute.




les réponses et réactions

  • vingaut le 01.10.2012 à 22 h 29 min

    Les plus grands artistes/auteurs sont les plus piratés, mais ce sont eux qui génèrent les plus gros profits. Le ‘manque a gagner’ des auteurs est mal estimé, un ado de 14 ans qui télécharge 50 DivX / semaine n’en achèterait pas un seul au prix demandé car il ne pourrait pas. Les pirates sont aussi ceux qui achètent le plus de contenu multimédia. Tous ces faits sont verifiables. Votre problème vient de votre volonté de transformer l’art numérique en industrie. Si vous parvenez à bloquer l’accès des oeuvres numeriques et à obliger le consommateur potentiel à payer le plein tarif pour en profiter, vous aller simplement créer une fracture culturelle. D’un côté les riches qui pourront payer, de l’autre les gens qui n’auront acces a rien .
    Le système le plus juste serait a mon avis de Taxer les abonnements internet pour un accès illimité a des plateformes de telechargement. Pour garantir un accès équitable, mettre toutes les oeuvres de plus de 10 ans dans le domaine public, et faire payer plus cher pour des oeuvres plus récentes.
    Tout cela garantirait que tout le monde pourrait profiter de ce que nous appelons culture numérique, et on paierait pour les exclusivités.

    jcorg le 01.10.2012 à 18 h 34 min

    La notion de droit d auteur est assez dur a appréhender surtout pour la musique
    Comment voulez vous reprocher a quelqu un de télécharger une musique alors que tout au long de la journée il lui est possible de l enregistrer a partir de la radio ou a partir des chaines musicales…
    Pour les films je pense la même chose: la taxe audio visuelle qui est imposée a toute personne qui possède un téléviseur alors que les chaines sont déjà rémunérées par toutes les publicités avec lesquelles on nous bourre le crâne et dont le contenu peu etre stocké a partir d un simple enregistreur,face a tant de médiocrité il ne faut pas s étonner que les gens cherchent a avoir des contenus un peu plus interressants.
    De plus il y a la taxe sur les stockages de masse qui est sensé payer les « artistes »

    technici1 le 29.09.2012 à 19 h 56 min

    Donc ce n’est pas parce qu’il y a droit d’auteur qu’il y a droit de filtrer ? Explication : un fichier, reproduction d’une oeuvre, numérisée, doit-il etre filtrable sur l’Internet ?

    La réponse etant évidemment non, cela signifie qu’une oeuvre n’est PAS réductible à sa forme numérique / numérisée.

    Il n’y a donc pas de propriété mais uniquement de la technique sur l’Internet ?

    trudokhac le 29.09.2012 à 15 h 19 min

    @mozernatureson

    « La notion de propriété commence à l’exploitation commerciale et/ou intellectuelle d’une œuvre.  »

    Cela s’applique-t-il à toute type de propriété ?

    Imaginons un lopin de terre dans la Beauce ou au Sahara.

    mozernatureson le 29.09.2012 à 13 h 40 min

    La propriété et la technique sont à mon sens deux concepts bien différents.
    La notion de propriété commence à l’exploitation commerciale et/ou intellectuelle d’une oeuvre. Tous ceux qui en tirent profit partiellement ou totalement deviennent de fait propriétaires.
    La technique est l’ensemble des moyens technologiques et humains permettant de concrétiser une oeuvre de l’esprit. Un son, une image, une video dématérialisés ne sont pas des abstractions quel que soit leur support. La réalisation implique une chaîne d’intervenants pour lesquels on ne parle plus de droits mais de rémunération.

    trudokhac le 29.09.2012 à 13 h 40 min

    @quaeto3o

    « On est propriétaire de ce dont on peut se défaire contre paiement ».

    Une proposition intéressante posée d’emblée et qui semble fonder votre commentaire.

    Que penseriez-vous de
    « On n’ est propriétaire que de ce dont on peut se défaire contre paiement » ?

    quaeto3o le 28.09.2012 à 18 h 04 min

    On est propriétaire de ce dont on peut se défaire contre paiement. Par définition on ne peut se défaire d’un bien immatériel (itunes ne supprime pas un fichier de son stock lorsqu’il en dépose un sur votre i-bidule).
    Par conséquence de cette définition (que vous retrouverez dans votre code pénal) on peut pas utiliser les concepts de propriété dans l’univers numérique.
    Par contre on peut très bien parler de droit d’auteur (ce qui est très différent)
    Le droit moral attribue la paternité d’une œuvre, à ma connaissance personne ne conteste ça.
    Le droit patrimonial organise la collecte des sommes générés par l’exploitation des œuvres (exécutions et reproduction) durant la courte (tout est relatif) période d’exclusivité d’exploitation accordée par la société (ça c’est nous internautes & informaticiens) aux artistes.
    Fait amusant : les reproductions par pair à pair ne génèrent pas de profit ni ne mobilisent de paiement il n’y a pas circulation de monnaie (mais échange de bande passante entre pairs).

    A bien souligner :
    La propriété c’est pour les biens physiques, en immatériel on parle de droit d’auteur, de brevets, de droit des marques, les mots ont un sens.
    (dommage qu’il n’y ait pas de moyens de mettre du gras dans votre site…)

    « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
    Et les mots pour le dire arrivent aisément. »
    Nicolas Boileau

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