Audition du SPQN – Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale

04.10.2012

- Denis BOUCHEZ, Directeur du SPQN et Directeur de l’Association de la Presse d’Information Politique Générale (AIPG),
- Nathalie COLLIN, Présidente de l’Association de la Presse d’Information Politique Générale (AIPG) et co-présidente du Nouvel Obsevateur,
- Francis MOREL, vice-Président de l’Association de la Presse d’Information Politique Générale (AIPG) et PDG du Groupe Les Echos.




les réponses et réactions

  • consultantnumerique le 22.10.2012 à 17 h 10 min

    @acteur-digital
    admettons qu’il y ait une dépendance vis à vis du moteur Google (et c’est le cas en France où, paraît il, 95% des requêtes se font via google à la différence d’autres pays notamment USA et Chine)
    Et alors ?
    On subit bien une certaine dépendance avec l’électricité, l’eau, l’essence, les télécoms,…

    En quoi celle de Google serait-elle plus insupportable que les autres ?

    acteur-digital le 22.10.2012 à 0 h 16 min

    Trafic en provenance des moteurs vers les sites de presse : Le chiffre de 20/25% a été cité.
    D’après d’autres sources bien informées plus de 50% du trafic viendrait en réalité des moteurs De recherche(pour les sites majeurs d’information). Si ce chiffe est vérifié il s’agirait alors d’une réelle dependance des sites medias vis à vis de google. Peut on avoir des éléments chiffrés précis pour les 5 ou 10 grands sites de presse en France

    entrepreneurnumerique le 13.10.2012 à 8 h 40 min

    @Lucius @consultant numérique

    N’y aurait-il pas là une idée d’entreprise : proposer aux internautes un moteur référencement alternatif qui aurait l’exclusivité du référencement des sites et pages et dont la pertinence des résultats serait plébiscitée par les internautes ?

    lucius le 12.10.2012 à 17 h 25 min

    @consultantnumerique

    Oui on peut choisir quel moteur a le droit ou pas le droit d’indexer un site
    On peut peut même faire ce choix page par page, et pas seulement pour le site entier (bon bien sûr là, ça prend plus qu’une ligne)

    consultantnumerique le 12.10.2012 à 13 h 49 min

    @technici1

    sir je comprends bien :
    1. on peut techniquement décliner le droit à Google d’indexer un site
    2. il existe d’autres moteurs de recherche

    D’où la question :
    un webmestre peut-il techniquement (par simple paramétrage et sous sa seule initiative) choisir les moteurs de recherche dont il souhaite autoriser ou refuser l’indexation ?

    technici1 le 11.10.2012 à 19 h 59 min

    @disk91

    En tant que technici1, je confirme la ligne unique de robots.txt pour décliner le droit à GoogleBot d’indéxer un site
    Le modèle économique de owni est également remarquable -litt.- : le mécénat. L’entreprise qui héberge owni offre des services d’hébergement et de rendu graphiques de Data. Owni.fr est son démonstrateur a titre gracieux, ce qui semble convenir aux deux parties.
    Enfin, en tant que technici1, je ne peux que rappeler qu’il existe d’autres référenceurs que Google Inc., entreprise de droit privée.

    disk91 le 10.10.2012 à 10 h 54 min

    Quand allons nous cessez de chercher à créer une nouvelle taxe à chaque fois qu’un business se transforme ? Aurions nous dû taxer les voitures à leur création pour continuer à faire vivre les marechaux ferrants ? ou alors pensons nous qu’à l’arrivée des voitures les marechaux ferrants malins auraient dû ouvrir des garages ? Personnellement je penche pour la seconde solution.
    Si la presse ne veux pas de google qui lui amène le plus gros de son trafic, il n’y a qu’a demander à google de ne plus indexer leur page, 1 ligne dans robot.txt suffit. Mais il est tellement mieux d’avoir le beurre et l’argent du beurre ..
    Ne nous trompons pas, toute taxe, payée par quelque entreprise que ce soit, retombe in finé toujours sur le consommateur. Google devra, pour la payer, trouver un modèle lui permettant de vendre plus de pub ou plus cher, et celle-ci se retrouvera dans les produits que nous, consommateurs, achetons.
    Il y a des modèle économique d’information en ligne qui fonctionnent (ex mediapart) et des modèles gratuits qui fonctionnent, même en papier (ex 20 minutes), comme quoi, même sans taxe, c’est possible.

    ben57 le 10.10.2012 à 9 h 48 min

    Je suis entrain de regarder la vidéo de l’audition. Et en tant qu’uliisateur lambda je suis un peu dubitatif.

    Il est clair que cette audition n’a servi qu’à pousser la « taxe Google ». Voici quelques réflexions qui me viennent un peu en vrac :

    1) Mme Collin admet que Google leur amène du trafic. Très content qu’elle l’admette. Ce qu’elle oublie de préciser c’est le ratio trafic moteurs/trafic total. En effet le rôle des moteurs de recherche sont primordiaux sur Internet. Alors oui, ils ne produisent pas de contenu ils les indexent. Retrouver l’information est tout aussi important que de les créer. Des chiffres pour étayer tout ça serait les bienvenue. De plus, je souhaiterai également qu’elle est chez google la part de revenu générer grâce au contenu indexé de la presse.

    2) De plus, Google ne recopie pas l’intégralité de l’article . Le titre, une image et deux trois lignes de l’article. Soit cela suffit à la plupart des lecteurs et là vous conviendrez qu’il y’a un problème de fond qui ne concerne que la presse. Si deux trois lignes suffisent à la plupart des gens c’est que l’essentiel de l’info s’y trouvent et que donc que tout ce qu’écrit le journaliste après n’est pas utile. Soit ça ne suffit pas et forcément l’utilisateur clique et vous empocher les gains publicitaires. Je ne vois pas où Google les lèse ? Sachant que sur la page news.google.fr je ne vois pas d’encart publicitaire ;).

    3) La censure par un acteur privé ? Non pitié ! Google n’a aucune obligation pour indéxer un contenu. Et croyez moi à en voir les forums spécialisés, beaucoup d’utilisateur soutiendrai si Google vous désindexerai. Je pense que vous aussi vous jouez un jeu dangereux en présupposant ce que les utilisateurs pensent.

    5) J’ai l’air de défendre Google. Oui c’est vrai ! Mais c’est parce que je m’inquiète de ce qui pourrait arriver si une telle loi était votée. Je suppose que la loi ne concernerait pas que Google et que la définition risque d’être suffisamment large pour y inclure Google mais également tout relayeur de news. Que se passe t’il pour un blogueur qui aime commenté l’actualité et qui référence vos articles ? Va t’il devoir payer une taxe ? Sachant que ses revenus publicitaires lui sert souvent à payer son hébergement.

    Enfin je conclurai par une remarque un peu générale. Je suis un peu effaré de constater que les seules innovations numériques proposées par la France ces dernières années sont des taxes (et HADOPI). On est pas prêt de faire quelques chose de bien :). En plus cette taxe supplémentaire va encore être un autre obstacle pour voir émerger un acteur numérique majeur français qui pourrait concurrencer les acteur américains.

    PS : Est ce que nos remarques sont lues et peut on espérer avoir une réponse ?

    lucius le 09.10.2012 à 10 h 56 min

    Et bien on en aura entendu des bêtises pendant cette audition !
    Finalement l’AIPG a passé le gros de son temps à défendre la taxe « Google News », en précisant bien que Google paierait, mais qu’en contrepartie, les sites de presse renonceraient à leur « droit à la désindexation »… lol !
    De la même manière je propose qu’on me paye pour apparaître dans les pages jaunes… en effet je renonce à mon droit à être sur liste rouge ! Imparable. Vous me paierez aussi pour être sur Facebook puisque je renonce à mon droit à me désinscrire.

    Les représentants de la presse nous bassinent avec leur mission d’intérêt public, désolé, mais cela fait longtemps qu’ils ne l’accomplissent plus, qu’ils se contentent de recopier des dépêches AFP, de meubler vaguement entre deux annonces publicitaires, et de se faire renflouer par de riches magnats qui les rachètent;.. Par philanthropie ? Surement pas. Pour contrôler l’information, plutôt.
    l’information libre, au contraire, est disponible sur Internet auprès d’indépendants, plus ou moins professionnels.

    S’ils ont des difficulté à vendre leurs contenus, qu’ils se tournent vers ceux qui y arrivent pour comprendre comment ils font. Peut-être que ceux qui y arrivent fournissent un réel service de valeur au public, et peut-être bien qu’en ce sens, Google a raison en disant que l’ »information » (des grands quotidiens) n’a pas de valeur et qu’ils ne l’achèteront pas.

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