Audition de l’ALPA – Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle

02.10.2012

-Nicolas Seydoux, Président,
-Frédéric Delacroix, Délégué général




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Un financement essentiellement privé. Au cours des 10 dernières années, la France a produit en moyenne annuellement 180 films pour un investissement annuel de 970 millions d’euros. Le coût moyen d’un...

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les réponses et réactions

  • yt75 le 22.10.2012 à 0 h 17 min

    Denis Olivennes écrivait dans son bouquin « le piratage c’est du vol » que la France était le pays piratant le plus, peut-être le cas, mais il oubliait de dire que quasiment aucun centre majeur de piratage est français, en d’autres termes plus dans un esprit « puisque c’est dispo et plus pratique, pourquoi se priver » que dans un espèce de militantisme du « partage » à la the pirates bay, avez vous déjà lu leur page « legal threat » par exemple ? (extraits ci dessous).
    Et encore une fois, au risque de me répéter, il est un peu hallucinant que l’option « bloquer les centres » ne soit pas plus évoquée (et pas par déréférencement google, par déréférencement d’IP dans les DNS suite à décision de justice, enfin renvoie sur page spécifique), quand cela est techniquement tout à fait possible (et le peer to peer aussi vaste hypocrisie dans les termes) :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/piratage-hadopi-etc/
    Sans doute faut-t-il aussi voir là dedans une certaine « honte » de l’état de l’offre légale ?, ce qui serait tout à fait compréhensible.(et légendes sur la technique)

    consultantnumerique le 18.10.2012 à 10 h 27 min

    @ALPA,
    si j’essaye de récapituler le « financement »
    - 4% Les aides sélectives
    - 16% préachat
    - 80% dont 34 % de financement privé dont 7% soutien automatique, 31 % dont 55% pour canal+
    er ???
    J’avoue que j’ai un peu de mal à retrouver le camembert de 80% des 100%. Est-ce possible d’avoir quelques informations complémentaires ?

    Egalement ce qui serait intéressant, c’est d’avoir une idée du camembert du coté des revenus, par exemple un pour un film qui marche, et un autre pour un film qui n’a malheureusement pas trouvé pas son public.
    Est-ce possible d’avoir quelques chiffres ou au moins une typologie des sources de revenus (il faut bien que les « financeurs » aient un retour sur investissement…)

    zebulon le 09.10.2012 à 14 h 41 min

    Effectivement, la messe est dite pour M Seydoux, la Culture et les films en particulier sont des produits comme les autres et il faut les traiter comme tel, car soumis à une logique d’investissement lourd et de moyens industriels.
    Orange mécanique ou Blue Velvet = une brosse a dent, ca s’appel du capitalisme sauvage pas de l’exception culturelle

    Je le trouve aussi un peu dans la caricature, quand il dit que les films qui marchent, servent à financer d’autres qui ne marchent pas, et qu’il faut par conséquent prolonger les exclusivités de tous les films.

    Et puis sa réflexion m’a amené à me demander pourquoi on traite les succès comme les échecs de manière égale face au droit d’auteur ? les deux n’ayant pas du tout le même amortissement financier dans le temps

    Aujourd’hui avec l’informatique, il serait très facile de créer une équation entre les coûts de mise à dispo du film (production, diffusion, marketing,etc.), et sa rentabilité sur une première période, qui donnerait un ratio correspondant à une extension de l’exclusivité du droit d’auteur pour x années (barème).

    Ce ratio calculerait ainsi si un film perd de l’argent, est amorti ou bénéficiaire. La nouvelle période d’exclusivité devrait permettre aux films d’être au minimum amortis afin de sécuriser les investissements.

    Au terme de cette première extension de l’exclusivité du droit d’auteur, on recalcule le ratio : si le film n’est toujours pas amorti, on renouvelle une période d’exclusivité, s’il est bénéficiaire alors on fixe également une nouvelle période d’exclusivité, mais pour la dernière fois, afin que les investisseurs profitent d’un retour sur investissement et que le film passe dans le domaine public.

    Cette marge bénéficiaire leur permettra de réinvestir dans d’autres oeuvres et ils auront la garantie de l’exclusivité des revenus tant que le film n’est pas amorti. Tout en permettant de libérer les films le plus tôt possible.

    Cette idée reste vague il reste a définir les périodes d’observations, et résoudre cette question de savoir, combien d’années supplémentaires d’exclusivité il faut accorder à partir du moment ou l’oeuvre est amortis pour garantir la pérennité des investissements. Sans tomber dans le ‘communisme’.

    Enfin à me relire, je me dis qu’il faudrait que vous regardiez les choses de plus prés et arrêter de survoler le sujet avec de grandes théories économiques et des dogmes qui s’opposent..

    lucius le 09.10.2012 à 10 h 55 min

    La commission avait invité le président de l’ALPA, elle a finalement reçu le président de Gaumont ! Cet homme a passé son temps à valoriser Gaumont et à prêcher pour sa paroisse.
    Soit. Là n’est pas l’important. L’important c’est que toute l’argumentation de M. Seydoux repose sur la croyance que le partage illégal diminue les ventes de contenus légaux. Ce présupposé est faux et complètement démenti par toutes les études qui indiquent au contraire que le partage gratuit développe la vente.
    Interpellé sur ce point, M. Seydoux indique (68″40 dans la vidéo), M. Seydoux nous indique que le lien est tellement évident et fort qu’il ne souhaite même pas en discuter… Merci à lui ! On connaît maintenant son credo.
    Et tout était dans cette ligne. Quelques perles :
    - Selon M. Seydoux, il n’y a pas d’autre solution que l’économie marchande puisque les autres modèles ont échoué (il pense au communisme, ce qui est compréhensible vu son âge ; il ne connaît pas le logiciel libre)
    - Selon M. Seydoux, le gratuit ne permet pas la poursuite de la création. Hahaha, hohoho, elle est bonne
    - L’offre légale ne peut exister que si le téléchargement légal est combattu
    - Le droit d’auteur doit être encore étendu, 70 après la mort n’est pas suffisant, puisque pour la propriété d’une maison, la durée est illimitée… (que dire devant ça…)
    - La HADOPI a permis de réduire de 50% le volume de P2P et même de réduire le volume de DDL… (Complètement faux !)

    Bref, tout était comme ça.

    Ou presque. J’ai quand même noté quelques idées intéressantes :
    - M. Seydoux évoque l’idée que regarder un film à plusieurs ensemble dans une salle est une aventure collective. Cette idée développée par Marshall McLuhan est effectivement pertinente
    - M. Seydoux indique qu’Internet est autre chose qu’un nouveau médium, mais une révolution qui démocratise le savoir (ok, mais apparemment, pas la culture, dans son esprit))

    Voilà, je ne copie pas ici toutes les contre-vérités contenues dans l’audition, ce serait trop long… Une audition bien attristante.

    moderateur-acte2 le 07.10.2012 à 21 h 12 min

    @samaris

    Nous avons modifié le lien pour que l’accès à la vidéo soit direct. C’était une erreur de notre part.

    samaris le 07.10.2012 à 21 h 03 min

    Le lien ne fonctionne pas. Il mène vers une page où est demandé un login (???) qui est différent de celui de ce forum. Pourquoi devoir se créer un autre compte pour regarder les videos, ça n’a vraiment aucun sens, l’accès devrait être libre.

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